En 2012, Ikéa a fait le choix de la technologie pour améliorer son expérience client : la marque suédoise a en effet intégré à son application mobile la réalité augmentée. Grâce à cet outil, il devenait possible pour l’utilisateur de choisir un meuble dans le catalogue et le faire apparaître virtuellement sur son écran dans la pièce de son choix chez lui. Une fonctionnalité utile pour se rendre compte de l’utilité de son achat… mais qui n’a pas marché! Plusieurs raisons peuvent expliquer ce revers; la cible tout d’abord. Les meubles du géant sont vendus dans leur majorité à un public d’âge « mûr », qui se rend sur le lieu de vente pour inspecter l’offre. Le taux d’équipements en produits compatibles ensuite; en 2012, il n’est pas certain que la majorité des clients du retailer aient eu vent de l’existence de cette fonctionnalité alors hors du commun.

Jusqu’en 2016, cette technologie est donc restée peu connue des non initiés mais la fracassante démocratisation de la « RA » s’est ensuite faite rapidement, notamment grâce au jeu de l’application mobile Pokémon Go, sorti durant l’été. Nombre d’enseignes ont tenté d’exploiter le filon en transformant leur(s) établissement(s) en étape(s) obligatoire(s) pour améliorer son trésor de chasse! Façon originale de faire du web to store et de cibler une catégorie de population très précise – les millenials pour ne citer qu’eux! Malgré les tentatives jusqu’alors infructueuses des retailers d’introduire cette technologie, Nintendo venait de trouver la solution : le faire par l’intermédiaire d’un jeu, pour un aspect ludique et un jeu attendu par une communauté gigantesque dans une tranche d’âge très intéressante ! Pokémon passionne en effet des générations depuis 20 ans ! Le moyen de faire adopter la technologie par le bas pour la faire remonter ensuite… Game on!

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Les applications pullulaient déjà sur les différents stores mais elles ont soudain enregistré, grâce à la RA, un regain d’intérêt massif : applications de maquillage, de décoration, coupons de réduction en magasin, tout y passe… L’appétit pour la réalité augmentée peut aussi se constater avec l’explosion de l’utilisation de Snapchat, premier réseau social d’envergure à en faire une de ses fonctionnalités principales, plébiscitée par les jeunes générations.

Parmi toutes les applications proposées par les développeurs de cette technologie, deux en particulier sont promises à un avenir radieux: les applications de maquillage dans un premier temps, qui vont permettre à leurs utilisateurs d’éviter des déceptions quant aux produits qu’ils ou elles consomment et les miroirs intelligents...

En ce qui concerne ces derniers, une startup française, Sweet Fit, semble particulièrement bien connaître son sujet. Lors de la Paris Retail Week en septembre 2016, elle a présenté l’un de ces miroirs, capable de détecter la morphologie des clients et de diffuser sur un écran leur silhouette vêtue des vêtements de leur choix en utilisant la réalité augmentée.

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Le concept de miroir intelligent ne stagne d’ailleurs pas à l’état de POC (Proof Of Concept) puisque, dans son flagship de Berlin, la marque Superdry en a récemment utilisé un pour sa collection hiver. Si elle ne permet pas une immersion complète dans l’univers d’une marque, la réalité augmentée permet cependant un fort engagement de la part du client, qui peut personnaliser à l’envie la façon dont il fait son shopping, doublé d’un rendu plus « concret » comme c’est le cas pour l’application Ikéa. Nul doute qu’avec la réalité virtuelle, elle forme un duo qui risque de devenir indispensable au retail dans les mois à venir…

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Sources :

The Sun

La Réalité Augmentée

Sweet Fit

L’Usine Digitale